Le nombre de postes vacants en Belgique diminue, mais trouver les bons talents reste un défi. Alors que Statbel constate une baisse du nombre d’emplois à pourvoir, Le Forem recense 144 métiers en pénurie en Wallonie en 2026. Qu’est-ce que cela signifie pour les employeurs ?
Moins de postes à pourvoir
Selon Statbel, les entreprises belges comptaient 133.881 postes vacants au deuxième trimestre 2026, contre 140.462 au premier trimestre. Cela représente une baisse de 4,7 %.
Le taux de vacance d’emploi a également diminué, passant de 3,42 % à 3,26 %. Cet indicateur représente la proportion de postes vacants dans l’ensemble des postes, occupés et à pourvoir. L’évolution varie toutefois selon les secteurs. Le taux a surtout baissé dans le secteur des TIC et celui des autres services, tandis qu’il a augmenté dans l’horeca. Ce dernier affichait le taux le plus élevé de tous les secteurs au deuxième trimestre.
144 métiers en pénurie en Wallonie
La liste 2026 du Forem recense 144 métiers en pénurie. La construction est le secteur le plus concerné, avec 38 métiers, suivie par l’industrie technologique et la santé et l’action sociale, qui en comptent chacune 19.
Parmi les métiers présentant les difficultés de recrutement les plus importantes figurent notamment les aides ménagères à domicile, les pharmaciens, les couvreurs, les conducteurs d’autobus, les aides-soignants, les maçons et les infirmiers.
Le Forem a fait évoluer sa méthodologie et sa classification des métiers en 2026. Le précédent classement distinguant les métiers en pénurie et les fonctions critiques a été remplacé par un indice de criticité globale. Les chiffres doivent donc être interprétés avec prudence lorsqu’on les compare aux années précédentes.
Un défi qui va au-delà du manque de candidats
Un poste ne reste pas toujours vacant parce que les candidats sont trop peu nombreux. Le Forem identifie également une inadéquation entre les profils disponibles et ceux recherchés par les entreprises, ainsi que des conditions de travail jugées peu attractives.
Pour les employeurs, cela invite à examiner les obstacles propres à chaque recrutement : les compétences demandées sont-elles indispensables dès l’entrée en fonction ? Les horaires correspondent-ils aux disponibilités des candidats ? L’offre donne-t-elle une image claire du travail proposé ?
Comment adapter votre approche en tant qu’employeur ?
Ces constats invitent à porter un regard critique sur votre approche du recrutement. Voici quelques pistes concrètes :
Regardez au-delà du CV. Quelles compétences sont indispensables dès le premier jour et lesquelles peuvent s’acquérir sur le terrain ? Vous ouvrez ainsi la porte à des candidats motivés ayant un parcours différent.
Présentez clairement votre offre. Donnez aux candidats une vision précise des tâches, des horaires, de l’environnement de travail et des possibilités de formation. Vous les aidez ainsi à choisir votre entreprise en connaissance de cause.
Veillez à la fluidité du recrutement. Prévoyez des étapes claires, un retour rapide et un contact personnel, afin que les candidats sachent à quoi s’attendre.
Investissez dans l’accompagnement. Un bon accueil et une formation ciblée aident les nouveaux collaborateurs à trouver leur place dans l’équipe.
Ensemble, trouvons la bonne adéquation
Chaque recrutement demande une approche adaptée à la fonction, à l’entreprise et aux candidats que vous souhaitez attirer. Chez Start People, nous vous aidons à trouver la bonne adéquation, en tenant compte à la fois de vos besoins en personnel et des talents et attentes des candidats.
Vous cherchez à renforcer votre équipe ? Contactez-nous pour échangez sur vos besoins en personnel.
Sources : Statbel – Emplois vacants, chiffres du deuxième trimestre 2026, et Le Forem – Métiers en pénurie, liste 2026.