Le travail intérimaire est bien plus qu’une solution temporaire. Pour de nombreuses personnes, il constitue un véritable tremplin vers un emploi durable. Une nouvelle étude de HIVA–KU Leuven, réalisée à la demande de Federgon, révèle que près de 4 intérimaires sur 10 sont directement engagés, dans l’année, par une entreprise au sein de laquelle ils avaient précédemment travaillé comme intérimaires.
L’employeur et le travailleur apprennent à se connaître
Dans le cadre de cette étude, les données relatives aux missions d’intérim et aux engagements directs sur le marché du travail belge ont été comparées. Parmi les plus de 144 000 intérimaires étudiés, près de 40 % ont été directement engagés dans l’année suivant une mission d’intérim par une entreprise au sein de laquelle ils avaient précédemment travaillé comme intérimaires.
Ce constat montre que le travail intérimaire constitue un canal de recrutement précieux. Les employeurs ont l’occasion d’apprendre à connaître les candidats dans la pratique. De leur côté, les intérimaires peuvent vérifier si la fonction, l’entreprise et l’environnement de travail leur conviennent. Les deux parties peuvent ainsi mieux évaluer la qualité de leur collaboration potentielle.
Davantage de chances de construire une collaboration durable
Il est intéressant de constater que les collaborateurs directement engagés après une mission d’intérim restent en moyenne plus longtemps au sein de la même entreprise que les travailleurs recrutés sans expérience préalable comme intérimaires dans cette entreprise.
Un an après leur engagement, 73,9 % des anciens intérimaires travaillent toujours au sein de l’entreprise. Pour les autres engagements, cette proportion s’élève à 57,2 %.
La différence reste également visible à plus long terme :
Après cinq ans, 36,4 % des collaborateurs engagés à la suite d’une mission d’intérim travaillent toujours au sein de la même entreprise, contre 25,5 % des autres collaborateurs.
Après dix ans, ces proportions s’élèvent respectivement à 20 % et 12,7 %.
La différence est particulièrement importante durant la première année suivant l’engagement. Au cours de cette période, les travailleurs recrutés sans mission d’intérim préalable ont 58 % de risques supplémentaires de quitter à nouveau l’entreprise.
Le travail intérimaire remplit différentes fonctions
Toutes les missions d’intérim n’ont pas pour objectif de déboucher sur un engagement. Les entreprises font également appel à des intérimaires pour remplacer temporairement un collaborateur absent, faire face à une période chargée ou répondre avec souplesse aux fluctuations du volume de travail.
Parmi les plus de 413 000 missions d’intérim étudiées, 15,4 % ont débouché, dans l’année, sur un engagement direct au sein de la même entreprise. Le travail intérimaire est régulièrement utilisé comme canal de recrutement, en particulier dans l’industrie, le commerce de détail et le secteur du transport.
Un bon match fait toute la différence
Les résultats confirment l’importance d’une bonne adéquation entre le candidat, la fonction et l’employeur. Durant une mission d’intérim, les deux parties apprennent à se connaître et peuvent mieux aligner leurs attentes, les compétences et l’environnement de travail. Cela réduit le risque d’un départ rapide lorsque l’intérimaire est ensuite directement engagé.
Bien que l’étude ne permette pas d’affirmer avec certitude que la mission d’intérim préalable soit l’unique cause de la durée d’emploi plus longue, elle met clairement en évidence un lien avec un meilleur maintien en emploi.
Le travail intérimaire n’aide donc pas seulement les personnes à acquérir de l’expérience professionnelle ou à retrouver le chemin du marché du travail. Il peut également marquer le début d’une collaboration durable.
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Source : Federgon – De l'intérim à l'emploi durable et l’étude Le travail intérimaire comme canal de recrutement, réalisée par HIVA–KU Leuven à la demande de Federgon.